L’agriculture reste le socle de l’économie africaine
L’agriculture reste le socle de l’économie africaine. Elle représente entre 30 et 35 % du PIB du continent et assure la subsistance de près de 60 % de la population active, dont une majorité de jeunes et de femmes (BAD, FAO). Ce rôle structurant est particulièrement visible au Mali à travers la filière mangue, l’un des secteurs agricoles les plus porteurs du pays.
Chaque année, le Mali produit entre 500 000 et 600 000 tonnes de mangues, avec des estimations atteignant parfois 800 000 tonnes. La région de Sikasso concentre plus de 60 % de cette production, suivie de Bamako et Koulikoro. Si la filière constitue une véritable richesse économique, elle demeure confrontée à plusieurs défis : conditions de travail précaires, faiblesse de l’organisation collective et insuffisance d’un dialogue social structuré.
Une étude inédite pour placer le travail décent au cœur de la filière mangue
Consciente de ces enjeux, CNV Internationaal, en partenariat avec PUM et le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), a lancé une étude approfondie sur les conditions des travailleuses et travailleurs de la mangue.
Le 1er octobre 2025, une rencontre hybride a permis de partager les résultats préliminaires de cette étude avec divers acteurs de la filière. Ce premier échange a mis en lumière non seulement le poids économique du secteur, mais aussi la nécessité urgente d’améliorer la qualité de l’emploi et de favoriser un cadre social plus inclusif.
Les prochaines étapes : vers un plan d’action partagé
Deux rendez-vous clés sont déjà inscrits à l’agenda :
- Novembre 2025 : organisation de focus groups avec les jeunes et les femmes travaillant dans le secteur, afin de recueillir leurs expériences et d’affiner les constats de l’étude.
- Atelier de restitution multi-acteurs : cet espace de dialogue aboutira à l’élaboration d’une théorie de changement et d’un plan d’action concret pour renforcer le dialogue social et soutenir une filière mangue plus durable.

Construire une filière inclusive et durable
Cette démarche porte une ambition qui est de renforcer l’organisation des travailleurs, promouvoir le travail décent, et faire de la mangue malienne un produit non seulement compétitif sur le marché international, mais aussi porteur d’équité, de dignité et de justice sociale pour celles et ceux qui la cultivent et la commercialisent.
En misant sur la concertation, la participation active des jeunes et des femmes et la construction d’un dialogue social solide, le Mali dispose d’une grande opportunité de faire de la filière mangue un modèle agricole durable et inclusif, au service du développement et du mieux-être des communautés maliennes.
Date de publication 02 10 2025

