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Atelier régional de renforcement des capacités des jeunes et des femmes leaders syndicaux

Le 23 et 24 novembre 2021 des femmes et des jeunes leaders syndicalistes du Benin, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger et du Sénégal ont participé a l’atelier régional de renforcement des capacités des jeunes et des femmes leaders syndicaux en ligne réalisé à partir du Benin.

Le SMIG et le salaire vital dans un contexte de COVID 

Pendant les deux journées d’échanges les partenaires syndicaux de la CNV Internationaal en Afrique ont renforcées les capacités techniques d’analyse des jeunes et des femmes leaders et de leurs responsables politiques sur les questions liées au travail décent : le SMIG et le salaire vital dans un contexte de COVID et les instruments nationaux et internationaux de lutte contre les violences basées sur le genre dans le monde du travail. 

La campagne des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre

A l'occasion de cette rencontre, Nicole Mathot, la coordinatrice régionale de CNV Internationaal a demandé l'attention des particpants a la campagne des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre: Cette campagne est un événement international annuel qui débute le 25 novembre, date de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et se poursuit jusqu’au 10 décembre, date de la journée des droits humains. 

La campagne, à laquelle aussi bien la CNV et la CNV Internationaal participeront,  souligne ainsi le fait que les droits des femmes sont des droits humains qui doivent être respectés. 

 

Impact de la violence basée sur le genre

La violence basée sur le genre constitue l’une des violations des droits humains les plus répandus dans le monde entier et impacte beaucoup sur la vie des femmes, des familles, des communautés et de la société dans son ensemble. Un impact social : psychologique ou physique. Mais aussi : un impact économique. Bien que les hommes comme les femmes peuvent subir de la violence, dans la majorité des cas il s’agit des femmes. Plus de 60 % des employés du monde entier sont victimes de discrimination ou d'intimidation fondée sur le sexe et une femme sur trois subit des violences physiques ou sexuelles au travail. Cela a conduit les parties prenantes de l’Organisation Internationale du Travail des Nations Unies à adopter en 2019, la Convention 190 contre la violence et le harcèlement au travail. Cet instrument révolutionnaire balise le champ des interventions en offrant pour une première fois une définition large de la violence et de l'intimidation et inclus entre autres la violence psychologique (les abus verbaux et l’intimidation en ligne), physique et la discrimination économique : pensons par exemple à l’écart salarial entre hommes et femmes.   

Cette convention s’applique à toutes les situations de travail dans le secteur public et privé - quelle que soit la forme du contrat - mais aussi au secteur informel. Cela signifie que les femmes qui, par exemple, travaillent comme aides ménagères dans les familles, sont également protégées. Jusqu'à récemment, aucun cadre juridique international ne considérait la violence et le harcèlement au travail comme une violation potentielle des droits humains.

Dans ce contexte structurel, les mesures restrictives liées au COVID ont encore amplifié la violence basée sur le genre : non seulement la crise sanitaire et économique impactent surtout les plus vulnérables, dont les jeunes et les femmes de l’économie informelle, ceux-ci ont souvent aussi perdu leurs réseaux sociaux auxquels ils peuvent avoir recours en temps de crise.

La CNV Internationaal apprécie les différentes initiatives prises par partenaires syndicaux qui ont dû digitaliser leurs services à un rythme accéléré. On pourrait citer les lignes d'assistance téléphoniques gratuites pour les femmes confrontées au harcèlement sexuel et à la violence au travail, développée par la CNT au Niger et la COSI Bénin, ou encore la mise en place et l’animation du groupe WhatsApp, dénommé : « Les VBG, On en parle », pour les prestataires de soins (travailleurs sociaux, assistants juridiques, psychologues, médecins et les confidents syndicaux) avec qui la COSI Bénin travaille.

Plusieurs partenaires se sont engagées par ailleurs dans des initiatives visant la ratification, par leurs gouvernements respectifs, de la Convention 190 de l’OIT. Ou sont impliqués dans le processus de réalisation d’une auto-évaluation participative pour mesurer le progrès dans la réalisation de l’égalité de genre en leur sein et au niveau de leur programme et services. Très important que les syndicats donnent ainsi le bon exemple en joignant le geste à la parole, ce qui va sans doute renforcer leur crédibilité dans le dialogue avec le patronat et le gouvernement en matière d’égalité de genre. Surtout parce que la violence sexiste est le résultat des relations de pouvoir inégales entre hommes et femmes et continue d'être un obstacle au développement économique durable et inclusive. Actuellement, l’UDTS au Sénégal conduit une telle auto-évaluation et on ose espérer que la CNV aux Pays-Bas sera aussi prête à réaliser son propre audit genre.

Lors ce qu’on évoque la question du « genre », nous devons garder à l’esprit qu’il se rapporte aux rôles et aux tâches qui sont confiés aux hommes et aux femmes. Ces rôles et tâches - et le pouvoir qui en découle - diffèrent d'une époque à l'autre et d'une culture à l'autre. En d'autres termes, le GENRE -par opposition au sexe-, est une « construction sociale » et non un fait biologique. Cela signifie également que les relations de genre et les relations de pouvoir peuvent être modifiées. Par l'éducation, par la sensibilisation, … Et : par un cadre international normatif, comme la convention 190 de l'OIT. Cette convention encourage explicitement les partenaires sociaux, le secteur privé, les syndicats et le gouvernement, à s'attaquer aux causes sous-jacentes de la discrimination : les stéréotypes de genre, la façon dont l'âge, le sexe, la religion, les convictions politiques ou l'origine ethnique se renforcent mutuellement et ont un impact sur les relations de pouvoir inégales fondées sur le sexe.

"Bien qu’elle soit omniprésente, aussi aux Pays-Bas, la violence basée sur le genre n’est pas inévitable. Elle peut, et doit être éliminée !"

Date de publication 07 12 2021