Position historique de l’OIT contre la violence au travail - CNV Internationaal

Position historique de l’OIT contre la violence au travail

L’Organisation mondiale du Travail (OIT) a aujourd’hui adopté une nouvelle Convention sur  la violence et le harcèlement dans le monde du travail. C’est un pas en avant majeur qui accorde aux travailleurs du monde entier le droit à un lieu de travail libre de toute violence et d’intimidation.

CNV Internationaal fait campagne depuis des années en faveur d’un traité international contraignant. De fait, la violence et le harcèlement au travail constituent un problème persistant pour de nombreux travailleurs dans le monde. Et les femmes, en particulier, doivent trop souvent faire face à des formes de violence et de harcèlement sur leur lieu de travail. Cette Convention est une victoire pour le mouvement syndical international.

Arend van Wijngaarden, président de CNV Internationaal : ‘Avec l’adoption de cette nouvelle Convention de l’OIT, les travailleurs disposent désormais d’un outil solide pour défendre leurs droits sur leur lieu de travail. Cette nouvelle norme mondiale va renforcer la position des travailleurs, et notamment les femmes. Tel est l’ordre du jour. L’OIT prouve aussi que le dialogue entre les pays, les employeurs et les travailleurs reste essentiel. Cette nouvelle Convention est la cerise sur le gâteau du 100e anniversaire de l’Organisation.’

 

La Convention OIT

L’OIT est une agence des Nations unies qui rassemble gouvernements, employeurs et travailleurs afin de fixer un ensemble de normes du travail et promouvoir le travail décent pour tous. Une fois une convention approuvée, tous les États membres doivent la soumettre à leur autorité nationale en vue de sa ratification. Les États ayant ratifié la Convention devront s’assurer que leur législation nationale est conforme aux normes minimums reprises dans la Convention.

Dans la Convention, de nouveaux accords sont énoncés qui protègent les travailleurs de la violence et le harcèlement au travail. Les États membres qui auront ratifié la Convention devront inscrire dans leur législation nationale l’interdiction de la violence et du harcèlement au travail. Or, tel n’est pas encore le cas dans de nombreux pays.

La Convention adoptée hier stipule que la violence domestique influe sur le lieu du travail, et que les employeurs devraient en reconnaître les effets et mitiger les impacts dans le monde du travail. Le Traité offre également aux travailleurs du secteur informel, comme les employés domestiques, le droit à être protégés.

La fin d’une longue route

En 2013, l’OIT a entamé des discussions sur un possible traité contre la violence faite aux femmes. La Confédération syndicale internationale (CSI), à laquelle est affiliées la CNV, a fait campagne pendant plusieurs années en faveur d’un traité OIT. Les premières discussions ont démarré lors d’une réunion d’experts, en 2006. 

En 2017, le BIT présenta les premières ébauches d’un traité et l’an dernier a eu lieu la première série de négociations, pendant la Conférence annuelle (CIT). Une certaine résistance était papable tout au long du processus, mais le lobby de la CNV a grandement contribué à ce traité historique.

 

Publication date: 2019-06-21

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