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L’INDICE ANNUEL DE LA CSI

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Schendingen van de rechten van werknemers wereldwijd

Le Bangladesh est en tête de liste, suivi du Brésil et de la Colombie. Une fois par an, la très réputée Confédération syndicale internationale (CSI) publie un aperçu des pays ayant les pires droits pour les travailleurs. En sept ans d’existence de cet indice, qui couvre 144 pays, la situation n’a jamais été aussi mauvaise que cette année. Les gens perdent leurs emplois, les droits de grève et de négociation collective sont bafoués. Partout dans le monde, la violence contre les travailleurs est en augmentation. L’épidémie du coronavirus est l’une des principales raisons de ces sombres constatations.

Des dirigeants syndicaux assassinés en Colombie

Les pays dans lesquels opère CNV Internationaal sont également en mauvaise posture. En Colombie, par exemple, en une seule année 14 dirigeants syndicaux ont été assassinés. À cela s’ajoutent quatre tentatives d’assassinat en plus et 198 dirigeants syndicaux qui ont dû faire face à des menaces de mort. Les coupables restent souvent impunis. Au Venezuela voisin, les militants syndicaux  font l’objet de persécutions politiques et de menaces, selon un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Par ailleurs, à cause de la crise politique, économique et sanitaire, la situation dans ce pays d’Amérique du Sud est si précaire que des millions de travailleurs ont fui vers les pays voisins. Le Venezuela est le pays qui connaît la deuxième détérioration la plus grave en un an, après le Pakistan. Le Guatemala, pays partenaire de CNV Internationaal, occupe le cinquième rang sur l’indice CSI des droits dans le monde de cette année. Dans certains secteurs, le travail syndical est trop dangereux, précisément dans des secteurs importants pour le commerce avec les Pays-Bas, comme la canne à sucre et l’huile de palme.

Les droits des travailleurs violés au Cambodge

De l’autre côté du globe aussi, dans les pays avec lesquels CNV Internationaal coopère, les droits des travailleurs sont violés. Au Cambodge, les droits du travail peuvent difficilement être garantis. Par exemple, Thorn Ath, le président de notre organisation partenaire CLC (Confédération de syndicats cambodgiens), a dû se défendre devant les tribunaux pour des manifestations qui avaient dérapé en 2013. Bien que l’autre partie ait depuis longtemps retiré sa plainte, M. Ath a été accusé d’avoir instigué un crime. Les droits des syndicats cambodgiens ont également été violés à d’autres égards. Par exemple, deux grands employeurs (le casino NagaWorld et la compagnie de transport Sorya Transportation) ont simplement refusé de participer aux négociations pour une convention collective que les syndicats respectifs voulaient lancer. NagaWorld a même saisi la Commission des litiges pour retarder les négociations.

L’engagement de CNV Internationaal

L’indice mondial de la CSI précise une fois de plus que le travail de CNV Internationaal est désespérément nécessaire. En collaboration avec nos partenaires, nous nous engageons à promouvoir le dialogue social entre employeurs, employés et gouvernements. Nous nous efforçons également de promouvoir la responsabilité sociale au niveau international des entreprises (RSE internationale) dans la chaîne commerciale et nous aspirons à un travail équitable et socialement responsable pour tous. 

 

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Date de publication 25 06 2020